À Nîmes, une femme s’est introduite illégalement dans un logement qu’elle pensait inoccupé, sans savoir que celui-ci appartenait à un juge.
Squattage en France
Squattage en France Freepik

La peur du squat n'est pas un phénomène propre à l'Espagne ; il transcende les frontières. À Nîmes, dans le sud de la France, une femme s'est introduite illégalement dans un logement qu'elle croyait inoccupé, avec l'intention d'y rester. Elle ignorait que la maison appartenait à un juge.

Une femme nommée Marion a forcé les volets de la maison en août dernier. Toutefois, en découvrant la profession du propriétaire, la squatteuse a rapidement pris la fuite par peur de représailles.

Malgré son départ du domicile, le magistrat a déposé plainte auprès du tribunal judiciaire de Montpellier, ce qui a conduit à l'arrestation de la femme. Elle a comparu dans le cadre d’une procédure accélérée et a été condamnée à six mois de prison.

Cependant, bien qu’elle ait été reconnue coupable, elle n’ira pas en prison. La peine a été assortie d’un sursis de deux ans, accordé en raison de sa situation familiale : Marion est mère d’une petite fille mineure, dont elle risquerait de perdre la garde si elle ne suit pas un traitement de désintoxication ou en cas de récidive.

Une squatteuse récidiviste

Ce n’est pas la première fois que Marion s’introduit illégalement dans un logement. En novembre 2023, elle avait déjà investi une maison à Saint-André-de-Sangonis, à l’ouest de Montpellier. Le propriétaire, d’abord compréhensif, avait accepté de cohabiter quelque temps avec la squatteuse et sa fille.

Après des mois de colocation, le propriétaire a dû quitter son logement, car Marion avait fait venir sa compagne, son chien, ses huit chats et même un furet, selon le magazine français Pleine Vie. Le propriétaire n'a eu d'autre choix que de porter plainte et, après des mois de procédure judiciaire, l'expulsion a eu lieu.

Le magazine rapporte que lorsque le propriétaire est revenu dans sa propriété, il a découvert les lieux dans un état lamentable : des excréments et de l’urine jonchaient le sol et les baignoires, et des dégradations importantes étaient visibles partout. Malgré cela, Marion a été acquittée, le tribunal estimant que l’occupation, initialement consentie, ne pouvait être qualifiée d’illégale. Une ordonnance d’éloignement a toutefois été prononcée à l’encontre de Marion.

Cette histoire n’est qu’un exemple parmi d’autres des conséquences du squat, qui alimente l’inquiétude croissante des propriétaires.