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Evolution de l'achat et de la vente de biens immobiliers par des étrangers : si, au début de l'année, les nationalités extracommunautaires ont commencé à gagner du terrain avec les Marocains, les Roumains et les Chinois au premier plan, ce sont désormais les Européens qui gagnent de nouveau en poids sur le marché espagnol.

Selon les données des bureaux d'enregistrement, au troisième trimestre 2019, les principaux acheteurs étrangers de propriétés en Espagne étaient les Britanniques, les Français, les Allemands et les Belges. En revanche, au début de l’année, les Marocains étaient la quatrième nationalité en importance, tandis que les Belges occupaient le sixième rang (derrière les Roumains).

A l'exception des Allemands, qui continuent à perdre du terrain, les Britanniques et les Français gagnent du terrain. Dans le cas des acheteurs britanniques, le plus remarquable est qu'ils ont laissé derrière eux le chiffre historique le plus bas du deuxième trimestre, où ils représentaient 13,3% des ventes réalisées par les étrangers. Leur poids actuel s'élève à 14,27%, ce qu est le record de l’année, bien qu’ils soient encore loin des presque 38% qu’ils ont réussi à représenter en 2008.

Les Français représentent 8,38% des transactions effectuées par des étrangers, atteignant les chiffres les plus hauts depuis 2017. Les Belges, eux, représentent à nouveau 6% du total des transactions, comme il est de coutume depuis le creux de la crise, alors que dans le cas des Italiens, leur part de marché est restée stable à environ 5% (contre 5,03% au troisième trimestre), à l’inverse des trois derniers exercices.

L'Allemagne, en revanche, est dans une situation différente. La locomotive européenne a représenté 6,6% des opérations en été, son chiffre le plus bas depuis 2008. Elle reste néanmoins la troisième nationalité en importance dans l'achat et la vente de propriétés par des étrangers en Espagne.

La Roumanie est l’autre pays européen qui perd du terrain et ceci après avoir atteint des sommets historiques : si elle représentait 6,12% des opérations en début d’année, elle recule à 5,83% à la fin du mois de septembre. Si l'année se termine à ce niveau, les Roumains signeront leur deuxième meilleure année en termes d'achat et de vente de propriétés depuis 2006, année où ils représentaient 5,98% du marché.

La Chine est une autre des nationalités qui s'éloigne de son record. Alors qu'au premier trimestre, les Chinois représentaient 4,49% des achats, ils sont tombés à 3,57%. C'est le chiffre le plus bas depuis 2013, au pire moment de la crise économique et immobilière en Espagne.

Les Marocains suivent une évolution similaire. Si, au début de l'année, ils étaient proches des pics d'avant la crise (ils dépassaient 7% en 2006), ils ont perdu du terrain cet été pour se stabiliser à 6,05%. Ils ont ainsi perdu une place dans le classement en seulement six mois.