La clé pour expulser les squatteurs de chez vous en Espagne

Les 48 premières heures sont essentielles pour expulser les squatteurs : nous vous expliquons comment.

Gtres
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9 septembre 2020, Rédaction

La pandémie de COVID-19 a fait augmenter les cas de squats en Espagne de part l'incapacité des propriétaires à se rendre à leur résidence secondaire en raison de l'état d'alarme. Selon les données du ministère de l'Intérieur lui-même, l'occupation illégale a augmenté de près de 50% en Espagne depuis 2016 et entre 2018 et 2019, elle a augmenté de 20%, pour atteindre le chiffre de 14 394 « squats ».

Généralement, les habitations les plus sujettes à ces « squats » sont des résidences secondaires, que les propriétaires laissent vides une grande partie de l'année. Cela a également tendance à être le cas car les conséquences juridiques pour les squatters sont différentes dans ces circonstances.

Si un squatter entre dans un logement qui n’est pas une résidence habituelle, il commet un délit d’usurpation de logement (art. 245 du code pénal) et est puni d’une amende « simple » de 3 à 6 mois. En cas de violence ou d'intimidation, la peine se transforme en un emprisonnement d'un à deux ans, comme le rappelle José Ramón Zurdo, directeur général de l'agence de négociation locative. Cependant, l'expert souligne également que les squatteurs en sont parfaitement conscients et ont tendance à éviter toute sorte de violence.

En revanche, les sanctions sont plus lourdes en cas de squat dans la résidence principale d'une personne. Dans ces cas, le crime commis est considéré comme une intrusion (art. 202 du code pénal) et est passible d'une peine de prison de 6 mois à 2 ans. En cas de violence ou d'intimidation, la peine est portée de 1 à 4 ans et une amende de 6 à 12 mois.

Par conséquent, si vous avez une maison de vacances en Espagne et que vous vous inquiétez de la possibilité d'avoir des squatters dans votre propriété, que pouvez-vous faire ? Zurdo recommande d e faire installer une alarme connectée à un centre de contrôle. « C'est fondamental parce que l'alarme montre que vous n'avez pas abandonné la possession de la maison et prouve que l'occupation illégale a eu lieu », dit-il. À son avis, la clé est de connaître la date de l'occupation illégale, car les forces de sécurité de l'État ont la capacité d'expulser les squatteurs d'une propriété pendant les 48 premières heures à compter du début de l'occupation sans ordonnance du tribunal.

Les experts affirment que face à cette procédure d'expulsion accélérée, les squatteurs veulent passer inaperçus pendant les premiers jours de l'occupation pour éviter d'être dénoncés et que la police ne les expulse sans ordre d'un juge. C'est pourquoi une alarme qui avertit directement la police est la mesure la plus efficace, car cette dernière se rendra dans la maison squattée en quelques heures.

De plus, une alarme est dissuasive pour les squatteurs et ils ne pourront pas rentrer aussi facilement leurs affaires dans la maison. Selon l'entreprise Johnson Controls, dans le passé, « la principale cause de l'installation d'une alarme était la peur du vol, alors que ces dernières années, l'inquiétude des clients s'est davantage concentrée sur la menace de squat, qui touche principalement les résidences secondaires », explique Jose Gonzalez Osma, directeur de l'unité commerciale résidentielle de Johnson Controls, dont le pourcentage de clients de quartiers résidentiels par rapport au total est passé de 40% à 70% en seulement trois ans.

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