Le loyer reste loin des maximums dans 75 % des villes, mais il s’envole dans 11 grandes capitales

Combien cela coûte-t-il de louer dans les différentes villes espagnoles?
Combien cela coûte-t-il de louer dans les différentes villes espagnoles?
14 mars 2018, Rédaction

Le marché locatif est divisé en deux Espagne bien distincts. Selon une étude d’idealista, dans 11 capitales espagnoles le prix dépasse celui enregistré en pleine bulle, Madrid, Barcelone, Malaga et les îles augmentant de plus de 10%. En revanche, 35 capitales sont loin des niveaux du « boom ». Saragosse, Guadalajara, Cadiz et Santander sont les villes les plus éloignées des loyers qui existaient avant la crise

La ville dans laquelle les loyers ont le plus augmenté depuis 10 ans est Las Palmas de Gran Canaria : les prix sont aujourd’hui 31,4 % plus élevés que ceux enregistrés. Cela est suivit par l’augmentation de Santa Cruz de Tenerife (24 %), Palma de Majorque (19 %), Malaga (15,7 %), Barcelone (15,7 %), Girona (14,9 %) y Madrid (12,5 %). Les villes de Saint-Sébastien (8,5 %), Pontevedra (1,3 %), Ségovie (1 %) et Alicante (0,9 %) affichent une hausse de moins de 10 % par rapport à ce point.

Dans toutes les autres capitales analysées par idealista (dans 35 des 46 villes), les loyers restent inférieurs à ceux atteints entre 2007 et 2008. À Grenade, ils sont inférieurs de 0,9 % au maximum atteint, pendant qu’à Valladolid ceux-ci sont 2,1 % moins chers. Ils sont suivis par Córdoba (-3 %), Ourense (-3,1 %), Tarragone (-3,2 %) et Salamanque (-5,1 %).

La ville où la différence avec le point culminant de la bulle est la plus élevée est Saragosse (-36,7 %), suivie par Guadalajara (-27,3 %), Cadix (-27,1 %), Albacete (- 20,9 %), Santander (-20,4 %), Castellón (-19,7 %) et Lleida (-18,5 % dans les deux cas). Les villes de Tolède (-17,5 %), Ávila (-17 %), Logroño (-16,7 %) et Ciudad Real (-15,7 %) sont également distantes de plus de 15%.

Pour Fernando Encinar, responsable des études idealista, « Le marché locatif connaît des tensions dans certaines régions, mais la majeure partie du pays est encore loin du niveau des prix enregistrés pendant la bulle. Cette polarisation du marché est marquée par la reprise à deux vitesses du marché immobilier et une plus grande attraction économique du secteur touristique capable de générer plus d'emplois que dans d'autres zones. »

« La reprise économique est une réalité et de plus en plus de personnes veulent accéder à une maison de location, alors que les critères de risque pour l'octroi d'une hypothèque sont toujours stricts et nécessitent un niveau d'épargne élevé, qui n'est pas à la portée de tout le monde. Dans cette situation, la demande de locations continue de croître à un rythme plus rapide que l'offre, malgré le fait que ce soit l'une des plus élevés d'Europe. »

« Depuis idealista, nous voyons d'une manière très positive que le loyer entre dans l'agenda des médias et de l'administration, quelque chose d'impensable il y a dix ans. Nous nous engageons à encourager l'apparition de plus de logements locatifs en stimulant fiscalement les propriétaires, en éliminant les obstacles à la construction de nouvelles maisons et en transformant la culture des logements protégés en une nouvelle culture locative. »

« De la même manière, nous sommes convaincus que des mécanismes pourraient être mis en place pour aider ceux qui pourraient se permettre un paiement hypothécaire mais qui n'ont pas suffisamment d'économies. »

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